Le journaliste et militant des droits humains Omar Radi a été emprisonné mercredi 29 juillet pour "viol" et "réception de fonds étrangers dans le but de porter atteinte à la sécurité intérieure de l'État". Radi a été transféré à la prison d'Oukacha à Casablanca et son procès est prévu pour le 22 septembre, a indiqué le ministère public dans un communiqué.
Le parquet a demandé au juge d'instruction d'enquêter sur des "délits relatifs à l'attentat à la pudeur avec violence et viol", après une "plainte déposée par une citoyenne". Le journaliste fait également l'objet d'une deuxième enquête "au sujet de la réception de fonds de parties étrangères en vue de porter atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat" et "de mener des contacts avec des agents de pays étrangers pour nuire à la situation diplomatique du Maroc", selon la même source.
La toile scandalisée
Sur les réseaux sociaux, les soutiens et les sympathisants avec le journaliste dénoncent une détention pour des raisons politiques. Radi a déjà fait l'objet d'une campagne de diffamation dans les médias proches des services de renseignements, et a été constamment harcelé par les autorités.
Le journaliste Omar Radi poursuivi pour « atteinte à la sûreté interne et externe de l’Etat » et « viol » ....— Ali Lmrabet علي المرابط (@Alilmrabet) July 29, 2020
Qui est à l’abri aujourd’hui au #Maroc d’accusations fabriquées et saugrenues ?
Même ceux qui servent la soupe au régime savent que leur tour peut venir demain.
POMED and other civil society organizations call for Moroccan authorities to immediately and unconditionally end intimidation of Moroccan journalist Omar Radi: https://t.co/PtQrxOSa7U— POMED (@POMED) July 29, 2020
cc: @RoiMohammedVI @Marocdiplo_EN pic.twitter.com/NXsXCuzO8Y

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